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Panneau 2.6 Mo
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SYSTÈME TERRE
Le Sytème Terre :
La Terre vue comme un organisme vivant
Le corps humain est
souvent comparé à une machine car il est organisé de manière à
remplir de nombreuses fonctions, souvent très complexes. Cette
organisation se retrouve à d'autres échelles dans la nature. Ainsi,
un écosystème connaît également une organisation extrêmement
complexe et il en va de même pour la planète toute entière.
Quelles fonctions assure cette organisation planétaire ?
La température moyenne à
la surface de la Terre fluctue en permanence. Malgré ces variations,
les conditions de température sont toujours restées dans les
limites du « vivable » depuis l'apparition de la vie alors que dans
le même temps s'est produite une augmentation de l'apport
énergétique du Soleil de l'ordre de 30%.
Tout comme la régulation
de la composition de l'atmosphère, il s'agit là d'une
caractéristique commune à tous les êtres vivants qui sont capables
de maintenir leur milieu interne constant alors que leur
environnement ne cesse de changer. Notre planète semble avoir la
capacité de maintenir à sa surface des conditions favorables à la
vie.
La biodiversité est le
moteur de la machinerie planétaire car les espèces qui la composent
sont autant de rouages permettant le bon fonctionnement du Système
Terre.
C'est la biodiversité
qui permet la régulation de la température et de la composition de
l'atmosphère mais c'est elle aussi qui assure bien d'autres
fonctions qui sont indispensables à la vie.
Ces observations doivent
nous faire prendre conscience que nous dépendons des autres êtres
vivants sans qui les conditions de vie sur Terre ne nous seraient pas
favorables. Or, de grosses menaces pèsent sur le système Terre,
notamment le changement climatique et la perte de biodiversité. En
effet, nous sommes entrés dans la 6ème crise d'extinction des
espèces, la première qui ne soit pas due à une catastrophe «
naturelle » mais à l'Homme.
La Terre se réchauffe et
le système de régulation du climat est endommagé. C'est comme si
nous étions entrain d'augmenter le chauffage en détruisant la
climatisation...
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Panneau 1.2 Mo
Dossier
675 Ko
Annexes
dossier 1.3 Mo
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EMPREINTE
ÉCOLOGIQUE
Double Dette,
« vivre simplement pour que tous puissent simplement vivre »
L'Empreinte Écologique est
l'évaluation de la consommation des ressources et des besoins
d'absorption des déchets d'une population humaine ou
d'une économie données, en termes de superficie correspondante de sol
productif. Cet outil permet ainsi de mesurer
la pression de l'entreprise humaine sur le système Terre.
Depuis les années 1970,
l'entreprise humaine consomme les ressources naturelles plus rapidement
que la capacité de régénération de la
biosphère. Le déficit écologique mondial s'accroît, pour
atteindre un dépassement entre 20% et 30% en 1999. Ainsi, le confort
matériel d'une petite portion de l'humanité repose sur des
planètes fantômes.
L'empreinte / hab. augmente au fil
du temps, pour atteindre les 2,7 ha / hab. en
2005 alors que nous disposons de 2,1 ha / hab.. Plus un pays se
développe économiquement, par une augmentation de la croissance
économique et matérielle qui gonfle son Produit
Intérieur Brut, plus son empreinte est grande. Par ailleurs, le
commerce international permet aux pays riches de s'approprier de
l'espace bioproductif des pays à faible revenu.
Ainsi, les pays
industrialisés ont une double dette écologique : envers les
générations futures et les pays à faible revenu.
A titre d'exemple, si
toute la population mondiale adoptait le mode de vie français, il
faudrait 3 planètes pour soutenir l'entreprise humaine.
Une rapide sortie de la société de
surconsommation est une nécessité pour éviter
l'effondrement des écosystèmes et rétablir la justice sociale
dans un monde ou 20 % de la population consomme 80 % des ressources
de la planète.
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SERVICES DE LA BIODIVERSITÉ
Services publics en
danger
La nature, pensée de
manière purement rationnelle, est une sorte de fournisseur de
services nécessaires à la survie humaine ainsi que la base de nos
origines et notre civilisation. La biosphère, c'est à dire
l'ensemble du vivant, en est une part importante. Cette composante
essentielle est d'une extrême diversité, plus connue sous le nom de
biodiversité. Elle est ce qui permet au système économique actuel
de tenir en fournissant les matières premières essentielles à la
consommation et à l'échange. L'économie étant centrale dans les
rapports d'humain à humain, de collectivité à collectivité, la
nature conditionne donc, plus largement, la politique.
Exemple de services
rendus par la biodiversité : purification de l'eau et de l'air,
régulation du climat, cycle des éléments, protection contre les
parasites, formation et maintien des sols, protection contre les UV,
pollinisation,...
La biodiversité est mise
à mal par l'être humain. Trois facteurs sont considérés comme les
principales menaces de la biodiversité : la prolifération d'espèces
invasives, la surexploitation des ressources naturelles et la
dégradation des habitats.
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Panneau
4.3 Mo
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AGROCARBURANTS
MANGER OU CONDUIRE IL
FAUT CHOISIR
En 2005, la production
mondiale d'agrocrburants s'élevait à 20 millions de tonnes
équivalent pétrole (Mtep), c'est à dire à peine 1% de la
consommation totale de pétrole du transport routier. Voilà ce qui
est produit. Sur la base d'une tonne d'agrocarburants cultivés par
hectare et à supposer que cesse toute production alimentaire, nous
pourrions théoriquement produire l'équivalent de 40% de notre
consommation en carburants. Voilà ce qui pourrait être produit.
Il est alors évident que
les agrocarburants ne constituent qu'un appoint marginal aux besoins
énergétiques, à l'origine d'une concurrence intolérable entre
production alimentaire et production énergétique, dans un monde où
le nombre de sous alimentés ne cesse de croitre. Les progrès
technologiques ne peuvent se substituer aux choix et aux
responsabilités de chacun.
Par ailleurs, la
production d'agrocarburants induit des problèmes sociaux et
environnementaux.
D'une manière générale,
l'avancée des agrocarburants se fait souvent par les armes et
l'intimidation des populations locales, qui ne profitent guère des
répercussions économiques de ces cultures.
La déforestation, qui
précède généralement la conversion des terres en monocultures,
compte pour 20% des émissions de gaz à effet de serre.
L'augmentation des importations d'éthanol brésilien ou d'huile de
palme indonésienne ou malaisienne vers l'Union Européenne ou le
Japon viendra gonfler encore un peu plus l'empreinte écologique de
ces pays, pourtant déjà largement supérieure au seuil
généralisable. C'est encore un peu plus de surface « empruntée »
aux pays du Sud qui ne sert pas à alimenter les marchés locaux et
répondre aux besoins fondamentaux des populations les plus pauvres.
Les agrocarburants
peuvent jouer un rôle positif seulement si ils viennent répondre à
des initiatives locales, menées à petite échelle. Finalement, la
première question à se poser face à ces enjeux énergétiques
n'est pas comment substituer une énergie fossile que nous consommons
à outrance mais plutôt comment repenser nos besoins pour en
consommer moins.... ce qui serait plus efficace que d'essayer de
rouler plus propre grâce à la déforestation.
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Panneau 3.1 Mo

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SURCONSOMMATION DE VIANDE
Surconsommation de
viande
L'élevage est l'activité humaine utilisant le plus de
terres : ~80% des terres cultivables sont utilisées d'une manière
ou d'une autre pour l'élevage d'animaux. La production mondiale de
viande à été multipliée par 3,5 fois entre 1961 et 2005. Sa
consommation concerne principalement les pays riches. La France est
l'un des plus grands consommateurs de viande en Europe : 107,6 kg de
viande/hab/an.
La filière animale est
responsable de 18% des émissions mondiales de gaz à effet de serre
comme le dioxyde de carbone ou le protoxyde d'azote issu de la
transformation de l'azote apporté aux cultures fourragères, ou
encore le méthane issu du processus de digestion des ruminants.
Notre consommation
effrénée de viande nécessite toujours plus d'espace pour les
pâturages et la culture fourragère. Ce luxe se répercute notamment
sur les forêts. A titre d'exemple, 88% des surfaces déboisées en
Amazonie sont converties en pâturage pour les animaux d'élevage.
Par ailleurs, la
production d'un Kg de boeuf nécessite 15 000 litres d'eau.
Les pays défavorisés
exportent une quantité significative de leurs récoltes fourragères
vers l'Europe pour nourrir nos cheptels. A titre d'exemple, le Brésil
fourni 26% de la production mondiale de graines de soja ;
parallèlement, 44 millions d'habitants de ce pays vivent en
sous-alimentation chronique. Notre consommation considérable de
viande altère donc les ressources agricoles des pays pauvres qui
servent notre plaisir culinaire.
Notons que l'Europe
subventionne chaque tête de bétail à hauteur de 2£ par jour.
Pendant ce temps, 2 milliards de personnes vivent avec moins de 2$
par jour. De quoi envier le bétail européen.
En termes énergétiques,
il faut de 10 à 20 fois plus d’énergie pour produire des aliments
animaux que des aliments végétaux. En résumé il est plus efficace
de manger directement ce que nous produisons, plutôt que de le faire
passer par des animaux.
Réduire drastiquement notre
consommation de viande apparaît comme le moyen le plus efficace de
libérer de l'espace, et donc des ressources alimentaires, pour les
populations défavorisées.
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ESPACE TÉLÉVISUEL Un petit écran pour un petit enfant
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Très bientôt en ligne |
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VIGNOBLE VITICULTURE
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Très bientôt en ligne |
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SURPÊCHE
SURPÊCHE:
L'épuisement des océans
Au niveau mondial, 75%
des zone de pêche sont pleinement exploitées, surexploitées, ou
leurs stocks sont fortement réduits. Malgré cet écroulement des
ressources océaniques, l'expansion mondiale de l'effort de pêche
continue et le commerce qui en découle s'intensifie, en dépit du
fait que 30 à 50% des prises mondiales sont rejetées à la mer car
hors norme. Ainsi, la quantité de protéines consommées équivaut à
seulement 10% de la quantité d'animaux marins détruits chaque
année. Au final, 90 % de la biomasse de grand prédateurs (requins,
thon, morue, raie, ...) qui régulent les populations de proies
(exemple: le thon se nourrit de méduses) a aujourd'hui disparue à
cause de la pêche intensive, mettant en péril le fonctionnement
d'écosystèmes tout entier.
Par ailleurs, la pêche
industrielle met en péril les populations qui dépendent directement
de la pêche pour leur alimentation. Pour exemple, l'UE dépense 195
millions d'euros/an pour acheter des droits de pêche dans les mers
lointaines. Depuis le début de l'exploitation industrielle des eaux
d'Afrique de l'Ouest il y a environ une vingtaine d'années par les
chalutiers européens, les ressources en poissons de ces eaux ont
diminué de 50%, ce qui rend la tâche nettement plus difficile aux
pêcheurs en pirogue.
50% des prises mondiales
sont prélevées par 1% des bateaux de pêche. Ces bateaux pratiquent
le chalutage, technique qui racle les fonds marins et contribue à
leur destruction. De plus, il détruit et capture des espèces non
ciblées qui seront rejetées ou vendus dans des marchés
clandestins.
L'aquaculture, possible
par l'apport de farine de poissons issue de cette pêche
industrielle, n'est en rien une solution. Seule la pêche à la
ligne, effectuée localement, permet de prélever peu d'individus de
façon ciblée et ainsi préserver l'écosystème océanique.
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Panneau 21,8 Mo
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RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE
« Non au
réchauffement de la clientèle »
Le rayonnement absorbé
par le sol et l'atmosphère est réémis vers l'espace en
infrarouges. Agissant tels les vitres d'une serre, certains gaz (C02,
CH4, N20) empêchent ces rayons infrarouges de
s'échapper vers l'espace : l'atmosphère se réchauffe. L'effet de
serre est un phénomène naturel qui maintient une température qui
permet la vie à la surface de la terre. Il n'est donc pas mauvais en
soi puisqu'il est indispensable à la vie sur terre.
L'humanité rejette plus
de 6 milliards de tonnes de carbone par an. Le système Terre, par
ses puits de carbone, peut en absorber la moitié : une baisse
immédiate globale de la moitié de nos émissions de gaz à effet de
serre (GES) est indispensable.
A 6,5 milliards
d'individus, cela signifie, si nous répartissons équitablement le
"droit à émettre", 500 kg de carbone par personne et par
an, soit 1,7 tonnes de CO2.
Un français doit donc
réduire par 4 ses émissions de GES.
La démographie mondiale
atteindra les 9 milliards d'individus d'ici 2050 : à ce niveau, un
mode de vie durable équivaut actuellement à celui d'un indien.
Notre objectif est alors une diminution par 3 des rejets mondiaux de
GES, soit 250 Kg de carbone par personne et par an.
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ÉCOREFUGIÉS
Eco-Réfugiés,
l'une des plus grandes crises humaines de notre époque
Un réfugié environnemental, écologique, ou encore écoréfugié,
est une
personne qui migre de son lieu de résidence habituel,
temporairement ou de façon permanente, suite à une dégradation
physique, chimique ou biologique de l'écosystème dans lequel il
subsiste, qui met en danger sa survie.
La pauvreté s'ajoute au facteur environnemental, corollaire de
la pression démographique,
de la malnutrition, du chômage, de l'exode rural, des maladies
pandémiques, de conflits ethniques et conventionnels. La plupart des
habitants de ces pays vivent sous le seuil d'extrême pauvreté, avec
moins de 1$ par jour.
L'ONU considère
actuellement 25 millions de réfugiés environnementaux, soit 1
personne sur 225 dans le monde.
Selon certains auteurs ce
chiffre peut atteindre 500 millions de migrants à transporter, loger
et intégrer au territoire. S'ajoute à ce triste décompte plus de
135 millions d'hommes et de femmes menacés par de sévères
désertifications, ainsi que 550 millions par des pénuries d'eau.
Les estimations actuelles
vont de 25 millions à un milliard d’individus d’ici 2050.
Toutes ces migrations
annoncent une multitude de conflits et de violence. Par ailleurs, un
tiers des pays riches, principaux responsables de la dégradation de
l'environnement, s'arment de mesures de restriction des flux
d'immigrations en provenance en provenance des pays dits en voie de
développement.
Les pays industrialisés
doivent prendre leurs responsabilités. Le premier pas à faire est
donc la voie de l'autonomie de ces peuples, à commencer par
l'annulation de la dette.
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ARCTIQUE
VISION GLACANTE DE
L'ARCTIQUE
La couverture de glace
sur l'océan arctique devrait se réduire de 10 à 50% d'ici la fin
du siècle, phénomène déjà à l'origine de nombreux
bouleversements. La fonte des glaciers, accompagnée d'un
accroissement des précipitations lié au réchauffement climatique,
élève le niveau de la mer ce qui détruits les villes littorales,
d'où sont contraints à l'abandon un nombre important de réfugiés
environnementaux.
La fonte des glaces fait
chuter les populations de producteurs primaires à la base des
chaines trophiques qui permettent aux populations locales de se
nourrir.
Par ailleurs, cette
région du globe retient une grande quantité de gaz à effet de
serre. Par exemple, la forêt boréale est l'écosystème qui stocke
le plus de carbone au monde. Pourtant, l'amplification des orages et
de la foudre fait qu'elle se consume sur des milliers d’hectares
rejetant le carbone accumulé durant des centaines d’années. Le
permafrost, cette partie du sol continuellement en dessous de zéro
degré, contiendrait 70% de la réserve de carbone de l'atmosphère.
L'Arctique est une région
pourvue d'un écosystème fragile, adapté à des conditions
environnementales extrêmes. La toundra présente un nombre d’espèces
tellement faible que toute perte a un impact important sur les
communautés végétales et peut mener à de profonds bouleversements
de l’écosystème.
Finalement, les
populations autochtones voient et verront leur mode de vie
complètement bouleversé alors que leur contribution au
réchauffement climatique est quasi-inexistante.
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Panneau 2.7 Mo
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DÉFORESTATION
DÉFORESTATION - SOUS
PRODUIT DE LA MISÈRE
Les forêts couvrent près
de 4 milliards d'hectares soit 30% de la superficie émergée de la
planète, elles contiennent la moitié de la biodiversité totale du
monde et plus de la moitié du carbone stocké sur Terre. Les forêts
tropicales humides hébergent à elles seules les trois quarts des
espèces du monde alors qu’elles n’occupent que 7% des terres
émergées. Pourtant, en dépit d'importants efforts accomplis, les
ressources forestières mondiales disparaissent ou se dégradent à
un rythme alarmant : la surface d'un terrain de football toutes les
2 secondes. Ce recul historique des forêts, qui touche
essentiellement l'Amérique du Sud, l'Afrique et l'Indonésie, est
étroitement lié à l’expansion démographique et à la
transformation des terres forestières en terres agricoles qui
serviront à cultiver de quoi nourrir le bétail des pays
industrialisés ou produire des agrocarburants qui alimenteront le
réservoir des voitures dans ces même pays industrialisés. A cela
s'ajoutent le commerce mondial de bois exotique, les aléas
climatiques (incendies) et biologiques (maladies et insectes
ravageurs) de plus en plus extrêmes.
Sans compter la
déforestation, la fragmentation des forêts aggrave la perte de
biodiversité en coupant les itinéraires de migration et en
facilitant l’accès à l’homme et aux espèces invasives qui
exploitent ou détruisent l’environnement. Ainsi, avec la forêt,
ce sont les espèces qui disparaissent, alors que chacune d'elle
participe aux cycles de régulation qui nous permettent, humains, de
vivre sur cette planète. Pourtant, la sauvegarde de 25 points chauds
qui cumulent une large partie de la biodiversité mondiale couterait
600 fois moins que le budget militaire annuel des Etats-Unis.
Par ailleurs, la
déforestation et la dégradation des forêts sont à l'origine
contribuent à plus de 17% de tous les gaz à effet de serre
d'origine humaine, et ont ainsi une incidence significative sur le
réchauffement climatique. Retenons que lutter contre la
déforestation c'est encore une fois repenser notre consommation:
opter pour des choix de bois locaux, consommer moins de viande,
limiter l'achat de produits à base d'huile de palme et moins
utiliser sa voiture.
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Panneau
1 Mo
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AGRICULTURE
LA FAIM DE
L’AGRICULTURE:
Nourrir le monde
avec une agriculture dépendante du pétrole ?
L'agriculture
conventionnelle est condamnée. Elle nécessite un apport de plus en
plus important en énergies fossiles pour maintenir les rendements
agricoles à niveau constant alors même que la production des
énergies fossiles s'apprête à décliner. Cet apport sert notamment
à fabriquer tous les intrants de synthèse (engrais et pesticides)
utilisés à outrance pour tenter de compenser les pertes
occasionnées par de nombreuses années de mauvaises pratiques.
En effet, cette
agriculture industrialisée conduit à une dégradation des sols en
partie par des pratiques de labour répétées qui mettent la terre à
nu et ainsi favorise l'érosion et la dégradation de l'activité
biologique du sol. La contamination croissante des terres par les
métaux lourds et une salinisation dramatique des sols irrigués rend
10% des terres arables incultivables. Ainsi, aux Etats-Unis, plus de
800.000 ha de terres agricoles sont perdus chaque année alors qu'on
estime en moyenne qu'il faut 500 ans pour régénérer 2.5 cm de la
couche arable.
Avec 70% des prélèvements
mondiaux en eau, l'agriculture industrialisée mène à une réduction
des ressources en eau inquiétante. Cette quantité d'eau si
importante est à mettre en relation directe avec nos modes
d'alimentation, trop consommateurs en viande.
Par ailleurs , la
réduction de la biodiversité cultivée diminue notre capacité
d'adaptation face à des risques accrus de maladies dévastatrices
par exemple.
L'agriculture doit donc
être réinventée car nourrir le monde revient à résoudre la
problématique qui est de produire plus et mieux avec moins : moins
de d'eau, moins de sol, moins d'énergie, moins de chimie, moins de
biodiversité, etc...
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Panneau
3.7 Mo

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OGM
O.G.M. et Agriculture
Un Organisme
Génétiquement Modifié (O.G.M.) est un être vivant à qui on a
soit enlevé un gène, soit rajouté un gène, soit modifié un gène
par manipulation génétique afin qu'il possède un nouveau
caractère.
La production d'OGM est
en constante augmentation dans le monde, essentiellement pour nourrir
le bétail. Les 5 premiers producteurs d'OGM représentent plus de
90% de la production mondiale qui concerne essentiellement 4 espèces
(soja, mais, coton et colza) et jouissent ainsi d'un monopole très
lucratif.
Les quelques firmes
conceptrice de ces semences protègent leur création, à l'aide de
brevets par exemple, et interdisent techniquement ou moralement les
agriculteurs de ressemer à partir d'une récolte.
Aujourd’hui 75% des
personnes qui souffrent de la faim dans le monde sont des paysans,
victimes des lois du marché qui font affluer sur les marchés locaux
des produits importés à des prix défiants toute concurrence. Dans
ce sens, la production mondialisée d'OGM ne permettra pas de réduire
la pauvreté mais plutôt de l'aggraver en obligeant les petits
producteurs à laisser leurs terres aux quelques seules entreprises
concurrentielles.
Pour exemple, au
Paraguay, depuis le début du boom du soja transgénique, 100.000
fermiers ont été expulsés de leurs terres. Dans le même temps, le
pourcentage de la population vivant dans la pauvreté est passé de
33,9% à 39,2%.
En plus de ces
conséquences sociales graves, la culture des OGM a de nombreuses
répercussions sur l'environnement par le mode de production qui leur
est associé. (engrais, épandage répété d'herbicides,
mécanisation,...) sans parler des phénomènes de contamination,
incontrôlables et dont on mesure de plus en plus les répercussions.
Les OGM ne sont tout simplement pas une nécessité et sont encore
moins une solution pour réduire la faim dans le monde.
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Panneau
1.2 Mo
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AGRICULTURE BIOLOGIQUE
L'AGRICULTURE
BIOLOGIQUE
L'agriculture biologique
exclut dans un cahier des charges strict l'usage des produits
chimiques de synthèse, les additifs non explicitement autorisés et
les OGM tout en cherchant à économiser l'énergie.
Le rendement de
l'agriculture biologique arrive à environ 80% de l'agriculture
conventionnelle une fois l'activité biologique et la structure du
sol rétablies par des pratiques agricoles adaptées.
Les fermes biologiques
utilisent entre 30 et 50% d'énergie en moins que les entreprises
conventionnelles. De plus, elles entretiennent souvent un réseau de
consommation locale, limitant le rejet de gaz à effet de serre.
L'agriculture biologique
favorise la biodiversité par ses méthodes culturales car elle est
nécessaire à la stabilité et au bon fonctionnement des cycles de
régulation naturels des maladies et des populations de ravageurs.
Ainsi, l'agriculture
biologique est une perspective valable face à l'essoufflement du
modèle productiviste, un perspective qui vise à respecter
l'intégrité des écosystèmes.
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